Le déclin général des communautés sépharades aux dix-huitième et dix-neuvième siècles a certes fait oublier cet idéal humaniste et l’harmonieuse cohabitation avec la culture ambiante, mais ne serait-ce pas en souvenir de cette tradition d’ouverture que les rabbins sépharades, tout autour de la Méditerranée, de la Bulgarie au Maroc, furent si prompts à encourager l’ouverture des écoles laïques de l’Alliance israélite universelle (à l’exception des Juifs de l’île de Djerba, en Tunisie, qui forment justement la communauté la moins sépharadisée d’Afrique du Nord) ? — افول کلی جوامع سفارادی در قرنهای هجدهم و نوزدهم این آرمان انسانگرایانه و همزیستی هماهنگ با فرهنگ محیط را فراموش کرده است، اما آیا به یاد این سنت گشودگی نبود که خاخامهای سفارادی در سراسر مدیترانه، از بلغارستان تا مراکش، چنان سریع مدارس سکولار اتحاد اسرائیلی جهانی را تشویق کردند (به استثنای یهودیان جزیره جربا در تونس که دقیقاً کمترین جامعه سفارادیشده شمال آفریقا را تشکیل میدهند)؟