Une complication existait dans ce régime dotal des pays de droit écrit : le mari faisait généralement à sa femme une donation en corrélation avec la dot qu’il recevait : […]. Pendant le mariage, le mari en jouissait comme des biens dotaux ; la femme n’y avait droit qu’en cas de survie. Cet augment devint obligatoire au XIIIᵉ siècle, pour permettre à la femme de s’entretenir suivant sa qualité : cela rappelle un peu le douaire des pays du Nord.
Pour passer de « apte » à « aptitude », on ajoute le suffixe « -ude » et l’augment « -it- ».
Les verbes se distinguoient par la caractéristique, la terminaison et l’augment.
En grec ancien l’imparfait se construit au moyen de l’augment « ἐ- » et des désinences voulues, comme dans ἐλάμϐανον (elámbanon, « je prenais »), imparfait de λαμϐάνω (lambánô, « prendre »).
M. Schleyer a proposé de marquer la continuité de l’action, exprimée par les adverbes toujours, continuellement, etc., au moyen d’un préfixe i (ἁεἰ), intercalé entre le verbe et l’augment : äipenob, eipenob, etc. ; cette forme étant étrangère à la plupart des langues modernes, il y a lieu de la rejeter.