Il marchait lestement, faisait craquer de fines chaussures en choisissant avec aplomb les pavés les moins boueux, et balançait son paquet de livres au bout d’un lacet de cuir étroit et bouclé comme un bridon anglais.
Ahuri par les flagellations de la neige et du vent, le cheval n’avançait plus qu’à grand’peine. Il soufflait, ses flancs battaient, et ses sabots glissaient à chaque pas. Le Tyran le prit par le bridon, et, marchant à côté de lui, le soutint un peu de sa main vigoureuse.
Le patron, sous prétexte d’arranger un licol, un bridon, va glisser un mot d’ordre au garçon qui, au lieu de faire reculer l’animal pour le sortir de sa stalle, le fait tourner sur place en le faisant enlever.