[…], et, çà et là, traînaient, abandonnées, de ces tiges de bourdaines que les tresseurs de paniers n’ont pas trouvées assez droites, ou assez saines, après les avoir coupées.
Lentement, une nouvelle fois, la nature reprend ses droits. Callunes, genévriers et myrtilliers gagnent ces pâturages abandonnés. Puis, bourdaine, sorbiers et alisiers apparaissent, ainsi que le pin sylvestre et quelques sapins épars. À cette période, le tétras profite de ces espaces ouverts, riches en nourriture, enclavés dans une forêt au peuplement vieillissant.
On devait extirper les jeunes pousses de bourdaine des champs de pastel des teinturiers, car la présence de son écorce dans la récolte de pastel appauvrissait la teinture que l'on en extrayait, ce qui avait valu à la bourdaine le surnom de pastel bourd (ou, improprement, "bourg"), dont l'épithète bourd signifie bâtard, en occitan ; pastel bâtard était d'ailleurs un autre synonyme de la bourdaine.