Et là, commençant à me débarbeler le menton, dans la glace à trois pans au-dessus du lavabo, je vois, déployée tout autour de moi, répétée en échos infinis s’engendrant comme les degrés, les vivants piliers d’un temple qui enfermerait tout l’espace, la foule inconcevable de mes visages tournés dans toutes les directions : oui, moi, ma gueule à moitié enneigée, la jungle de mes cheveux, mon tarin comme une péninsule, le réseau hydrographique des rides convergeant vers des océans oculaires sillonnés de rouges vaisseaux, des poils jaillissant des oreilles comme des éruptions solaires… tout un monde lointain et familier (trop familier !), une géographie intime multipliée jusqu’aux limites de l’étendue. — و آنجا، در حالی که شروع به اصلاح ریش چانهام کردم، در آینه سهلنگه بالای روشویی، میبینم که همه دورم گسترده شده، در پژواکهای بینهایت که مانند درجات زاده میشوند، ستونهای زنده معبدی که همه فضا را در بر میگیرد، جمعیت غیرقابل تصور چهرههایم که به همه جهات چرخیدهاند: آری، من، صورتم نیمه برفی، جنگل موهایم، منقارم مانند شبهجزیره، شبکه هیدروگرافی چینوچروکها که به سوی اقیانوسهای چشمی پر از رگهای قرمز همگرا میشوند، موهایی که از گوشها مانند فورانهای خورشیدی میجوشند… همه دنیایی دور و آشنا (بیش از حد آشنا!)، جغرافیایی صمیمی که تا حد مرزهای وسعت چند برابر شده.