Les gens de cette profession étaient odieux parmi les juifs ; l’Évangile dit : il faut le traiter comme un païen et comme un publicain.
Sans fléchir ses genoux en écartant les jambes, elle se courba si bien que son menton frôlait le plancher ; et les nomades habitués à l’abstinence, les soldats de Rome experts en débauches, les avares publicains, les vieux prêtres aigris par les disputes, tous, dilatant leurs narines, palpitaient de convoitise.
La rapacité des publicains se donnait libre carrière dans les provinces. Partout où les armes romaines avaient pénétré, ils s’abattaient sur le pays et le mettaient en coupe réglée.
Les compagnies de négociants, de financiers, de traitants, de publicains et d’accapareurs donnent toujours naissance à une foule de courtiers, d’agents de change et d’agioteurs.
Pour les péages dûment érigés un certain nombre de règles s’imposaient. Les publicains devaient avoir sur le port des tableaux publics portant la liste des marchandises sujettes aux droits et le taux de la perception, entretenir un homme en permanence sur le ponton afin que les voituriers sussent à qui parler. — (Pierre Lenail, Le parlement de Dombes, Lyon 1523 à 1696 - Trévoux 1697 à 1771, Bernoux & Cumin (éds), Lyon, 1900, page 32)
Fallait-il que j’attende plusieurs heures encore, voire jusqu’au lendemain, que des policiers passent par là — les rosses publicains, comme disait Zwakh en parlant d’eux ?