C’était un Normand fin comme l’ambre ; il n’a jamais ni compromis ni maltraité ses prisonniers, et s’il n’avait pas acquis un bien du clergé, je n’aurais aucun mal à dire de lui.
Là, pendant que la marquise se tordait les mains et que les autres jetaient leur langue aux chiens, le colonel, qui est fin comme l’ambre, a ouvert tout doucement l’avis de vous faire chercher et de vous employer à persuader la petite.
Car Raoul Ponchon est un poète très original, un écrivain absolument soi, descendant, c’est clair, d’une tradition, ainsi que tous, du reste, mais d’une tradition « de la première » française en diable, avec tout le diable au corps et tout l’esprit du diable, d’un bon diable tendre aux pauvres diable et diablement spirituel, coloré, musical, joli comme tout, fin comme l’ambre, léger, tel Ariel, et amusant, tel Puck, bon rimeur (j’ai mes idées sur la Rime et quand je dis « bon rimeur » je m’entends à merveille et c’est de ma part le suprême éloge) excellent versificateur aussi (je m’entends encore) un écrivain, enfin, tout saveur, un poète tout sympathie !
Elle échange avec son mari un petit regard fin comme l’ambre, et celui-ci tire aussitôt son gilet trop court qui remonte avec obstination.