Toutes les fois que je songe à Mélie, je revois une fillette de dix à douze ans, laide, assez grande, très maigre, criblée de taches de son, les yeux luisant à travers des cheveux en broussailles ; les pieds dans de vieilles bottines à élastique, éculées et crevées, des haillons sans couleur, un corsage boutonné de travers, et toujours quelque pli de chemise passant par la fente de la jupe. Bref, un parfait guenillon.
« Que fais-tu là, vilain guenillon ? » lui dit un page en le repoussant rudement.
Il est dommage que cet enfant ait vécu … Il ne peut guère devenir qu’un petit guenillon. Le mieux serait qu’il suivît le plus tôt possible son père !