Tel ce patient qui, les yeux fermés, exécute calmement le geste de manger un yaourt avec une petite cuillère fictive alors qu’il n’y a aucune nourriture dans la chambre, de fumer tranquillement alors qu’il n’y a pas de cigarettes près du lit, ou encore tend et serre la main en disant « bonjour » en présence d’une personne invisible. Lors de ces comportements moteurs, le patient extériorise ses rêves, les matérialise. Il rêve en actes.
[La méchante humeur de Mac Trigger] avait trouvé, dans les deux loups, des responsables envers qui s’extérioriser et se détendre. — (James Oliver Curwood, Kazan, 1914, traduit de l’anglais par P. Gruyer et L. Postif, Hachette, 1937, page 217)
Pour le gamin, l’écriture fut l’occasion de s’extérioriser : « J’étais un enfant solitaire et peu volubile... Par l’écriture, j’ai pu me révéler avec une certaine distance. »