C’est dans cette révision supérieure de la passion par la raison que réside ce que les moralistes ont improprement appelé « le libre arbitre ».
Débusquer les bases biologiques d’un comportement n’enlève rien à l’humanisme du geste ni au libre arbitre : nous demeurons toujours libres de choisir entre un geste altruiste ou égoïste.
En politique, on peut partager certaines valeurs avec un parti ou un candidat tout en gardant son libre arbitre. Les raisons qui motivent une personne à voter pour un parti ou un autre ne sont pas homogènes et il est rare qu’on partage 100 % des idées d’un candidat.