Philémon Bigua avait fait installer un fogon rappelant la vie des ranchos. On y faisait un grand feu de la pampa avec du sapin des Ardennes, Ce n’était pas un fogon purement décoratif : le matin de bonne heure, le colonel y grillait lui-même son churrasco de la boucherie Gambetta et toute la journée la pava y était suspendue, à la disposition des buveurs de maté.
Rien de tel que le fogon pour acclimater l’étranger et harmoniser une compagnie hétéroclite.