Quant à la mousmé, je la retrouve toujours la même, avec son beau chignon d'ébène vernie, sa ceinture à grandes coques, sa révérence et ses petits yeux si bridés qu'ils ne s'ouvrent plus.
Los Angeles est une ville de sept cent mille âmes. […]. On rencontre un peu partout des mousmés japonaises, aux yeux taillés en amandes; elles portent le costume européen. Ce sera plus intéressant de les voir chez elles, dans leur île, emmitouflées dans leurs kimonos fleuris.
[…] je me réveillai au bruit des chars qui montaient dans les cultures et au bruit des pieds nus dans la poussière des petites Japonaises qui se rendaient à la cueillette, […], les rieuses mousmés avec un gosse dans le dos, un râteau à la main et leur tablier de serpillière noué en forme de besace, […].
D’un regard vicieux, une mousmé détailla sa solide silhouette, son chapeau de paille fine à bords baissés devant, son costar en fil à fil, de coupe américaine.
« Tu dis à ta mousmé de se taire tout de suite sinon je lui en colle une, moi ! »