C’était ma première traversée véritable ; c’était aussi ma première rencontre, stupéfiée plutôt qu’horrifiée (l’adjectif est trop fort pour mes émotions encore superficielles et mal dégrossies), avec les misérables séquelles de la guerre.
Stupéfié, Morange se rapprocha insensiblement. On aurait dit qu’une bête sauvage aux griffes démesurées lui avait lacéré la peau.