Des centaines de têtes, pour beaucoup dûment casquettées et de mauvais gré décasquettées avant d’entrer, pour souvent tenter aussitôt de se recasquetter en échappant, pour quelques instants volés, au regard vigilant du CPE ; des garçons en survêtement, d’autres en baggy trop larges laissant voir leur caleçon, des filles en survêt aussi, en jean et pour les plus téméraires en jupe, quelques voiles ôtés à l’entrée ; des milliers de pieds dans des baskets, les mieux c’est les Requin, ou dans des ballerines identiques achetées chez le Chinois, des chaussures à talons hauts vernies qu’on se demande comment elles marchent, des tongs quand il fait chaud et des bottes quand il fait froid ; quelques chaussures de ville, aussi, celles des profs, pour beaucoup quand même en baskets, ou celles de malheureux les jours d’oral de mercatique – mercatique pour ne pas dire marketing, même les classes technologiques ont droit à du bon français. — صدها سر، که بسیاری کلاهکاسکت به سر داشتند و با اکراه پیش از ورود کلاه را برمیداشتند، اغلب بلافاصله پس از آن در لحظهای دزدیدهشده از نگاه vigilant CPE دوباره کلاه بر سر میگذاشتند؛ پسرانی با لباس ورزشی، برخی با شلوار گشاد که زیرپوششان دیده میشد، دخترانی هم با لباس ورزشی یا جین و برای جسورترینها با دامن، چند روسری که در ورودی برداشته شده بود؛ هزاران پا در کتانی، بهترینش کوسه، یا در بالرینهای یکسان خریداریشده از چینی، کفشهای پاشنهبلند لاکی که نمیدانستند چطور راه میروند، دمپایی وقتی گرم است و چکمه وقتی سرد؛ چند کفش شهری هم، کفش معلمها، که بیشترشان با این حال کتانی، یا کفش بدبختها در روزهای آزمون شفاهی مارکتینگ – مارکتینگ به جای بازاریابی، حتی کلاسهای فنی هم حق فرانسوی خوب دارند.