Elle suivait la rue Turbigo, revenait dix fois, pour passer devant les gâteaux aux amandes, les saint-honoré, les savarins, les flans, les tartes aux fruits, les assiettes de babas, d’éclairs, de choux à la crème.
Il laissait musiquer les noms enchanteurs qui avaient résonné autrefois à son oreille : linzer, colisées, pithiviers, souvaroffs, reine-de-saba, sultane, savarins, colombiers de la Pentecôte…
De Paris au Pérou, de Londre a Navarin,
Du Danube à la Loire, et du Nil jusqu'au Rhin,
S’il existe un gâteau délicat, souverain,
Il n’en existe qu’un, et c’est le Savarin.