Déposez sur chaque tranche quelques pluches de persil plat.
Mais, en vrais soldats, on les astreignait à la fatidique corvée de « pluches », leur seule intrusion dans le domaine sacré du ravitaillement.
Ce fut au tour de Beaujol de tressaillir, douloureux : - T'as pas fait l'armée ? - Non. - T'as pas connu les corvées de pluches, le salut aux couleurs, les marches de quarante bornes avec tout le paquetage ?
… les plus grands étaient réquisitionnés pour la corvée de pluches. On déversait sur les tables des monceaux de pommes de terre, de carottes à éplucher, de haricots à équeuter, avec obligation de chanter à tue-tête des chansons de marche sous la direction d'un moniteur planté entre les tables qui battait comme plâtre une mesure à contretemps.