[…] ; il s’arrêta, pour passer la nuit, à une petite hôtellerie écartée de la route ordinaire, et, là, il obtint d’un ménétrier vagabond des nouvelles sur le résultat du tournoi.
Cambrinus fut bientôt en état de faire danser les jeunes filles sur le pré. Il était dix fois plus habile que les autres ménétriers ; mais, hélas ! nul n’est prophète en son pays.
Les autres gens de la noce causaient de leurs affaires ou se faisaient des niches dans le dos, s’excitant d’avance à la gaieté ; et, en y prêtant l’oreille, on entendait toujours le crin-crin du ménétrier qui continuait à jouer dans la campagne.