Puis, lorsque la guerre faisait trêve, les maltôtiers du roi suffisaient au continuel tourment du pauvre monde ; car le nombre et le poids des impôts n’étaient rien, à côté de la perception fantasque et brutale, la taille et la gabelle mises à ferme, les taxes réparties au petit bonheur de l’injustice, exigées par des troupes armées qui faisaient rentrer l’argent du fisc comme on lève une contribution de guerre ; si bien que presque rien de cet argent n’arrivait aux caisses de l’État, volé en route, diminué à chacune des mains pillardes où il passait.
Et puis il mélangeait tout, le roi et les nobles, le bon curé de la forêt et les maltôtiers.
La place des Victoires était une station des cortèges de publication de paix. Elle fut, dès le début, habitée par des gens de finance et des maltôtiers.