J’ai toujours professé une haute estime et même une sorte de vénération pour le noble vin du Rhin ; il pétille comme le champagne, il réchauffe comme le bourgogne, il lénifie le gosier comme le bordeaux, il embrase l’imagination comme les liqueurs d’Espagne, il nous rend tendres comme le lacryma-christi ; enfin, par-dessus tout, il fait rêver, il déroule à nos yeux le vaste champ de la fantaisie.