Hume-Mabrize, dans son laboratoire, élaborait je ne sais quel bienfaisant électuaire.
Nous passâmes outre, et comme nous étions encore dans la matinée, nous prîmes au coin d’une rue deux tasses d’électuaire et bûmes de l’eau-de-vie que nous donna gratuitement une coquine après avoir souhaité la bienvenue à mon instituteur.
Sachez, mon neveu, […], que l'on pile en un mortier tout ou partie de ces pierres selon la dose prescrite en un droguier. Et les ayant ainsi réduites en poudre fort fine, on les mélange à une quantité égale de miel, façonnant le tout en une sorte de pâte que nous nommons électuaire et qu'en raison de son précieux contenu, nous présentons au malade dans une petite boîte d'ébène.