Enfin, pour enchanter tous leurs sens à la fois, et parce que, paraît-il, on mange mieux en musique (je n’en ai cure, moi, si je mange et je bois), on chargea quatre maîtres croque-notes de choix, deux violes, deux hautbois, en plus un tambourin, d’aller sur leurs crincrins sonner la sérénade aux hôtes du château, en enfournant le gâteau.
Jeune violoniste itinérant, Dao-sheng aurait pu vivre heureux comme un héros sorti tout droit du Pavillon aux pivoines, à titiller son crincrin et à pincer les fesses des ribaudes dans les tripots, sans ce malheureux sourire adressé au cours d’un concert à Lan-Ying, la promise du Deuxième Seigneur, Zhao, qui, fou de rage, expédie le violoneux transi au bagne.
Heu… à propos de devenir marteau, vous savez que, chez moi, ça peut aller assez loin ? Parce que bon, mettons, là, heu, on s’pose, on analyse le truc : le crincrin, ça fait des heures que ça dure, et en plus, vous vous y mettez à plusieurs. Eh ben moi, le machin, une fois que j’en ai fait des copeaux, eh ben je peux très bien mettre le feu au plumard… Même au mobilier… Ça m’fait pas peur !
Le violon, faut bien le dire,
Quand c’est mal joué y’a rien de pire,
Crève-tympan et crincrin.
Les crincrins de l’orchestre ne décourageaient pas les danseurs.