Tous les éclectismes de style se donnent rendez-vous dans cet idiome inouï, où les tournures apocalyptiques coudoient le coq-à-l’âne.
L’acte se passait en enfer et, depuis le lever du rideau, la scène n’était encore occupée que par des diables subalternes qui se renvoyaient des coqs-à-l’âne et des calembredaines pour amuser le public, en attendant l’entrée de M. Satan, leur maître.
Rabelais (XVᵉ siècle) a usé et même abusé du coq-à-l’âne.
Il [Christophe] s’amusait de tout ce qu’il disait et de tout ce qu’on disait ; bégayant, bredouillant, ânonnant, ricanant, pondant des coq-à-l'âne, il n’était pas capable de suivre un raisonnement, ni de savoir au juste ce qu’il pensait lui-même.