Elle savait qu’après un herbage il y avait un poteau, ensuite un orme, une grange ou une cahute de cantonnier.
Autrefois, monsieur, il y avait à cette fontaine un seuil de pierre. Les cantonniers s’en sont servis comme de moellon pour la construction du pont qui est là-bas.
Non seulement elle eût^([sic]) son renseignement, mais elle apprit qu’il avait exercé le métier de cantonnier et participé aux premiers gravillonnages des routes environnantes, jusqu’alors empierrées.
Le balais^([sic]) est le grand classique du nettoyage d’une ville. […] Depuis quelques années, les cantonniers ont leur complément indispensable : le roule-sac dans lequel ils peuvent jeter les détritus, ramassés à la pelle, troisième accessoire du cantonnier.
Il leur fut reproché leur vocation ruraliste d’un côté (et son incapacité à assimiler le fait urbain), et l’archaïsme des élus cantonniers de l’autre, notables peu représentatifs du corps social (hommes âgés et pour beaucoup élus dans le tissu rural) se comportant d’abord comme courtiers de leur territoire d’élection (difficulté à développer une vision départementale).