Il est vrai qu’en même temps M. de Paris veut qu’on sache […] qu’en reconnaissant une grâce qu’on peut rejeter, il ne prétend point qu’on affaiblisse par là cette victorieuse délectation, cette opération efficace et toute-puissante qui fléchit invinciblement les cœurs les plus obstinés et les fait voulants de non voulants qu’ils étaient auparavant […]
Ce n’est pas que tous les hommes soient invinciblement portés par leur nature à faire le mal, et qu’ils le fassent toujours.
J’en avais vu plus d’une [jeune personne] dans le monde que l’on n’avait instruite qu’à feindre et à dissimuler ; mais on m’avait dit tant de bien du naturel de celle-ci, et ce naturel me semblait si naïf, si pur et si vrai, si éloigné de toute espèce de dissimulation, de feinte et d’artifice ; la bonté, l’innocence, la tendre modestie, en étaient si visiblement exprimées dans son air et dans son langage, que je me sentais invinciblement porté à le croire tel qu’il s’annonçait ; et si je n’ajoutais pas foi à tant de vraisemblance, il fallait donc me défier de tout, et ne croire jamais à rien.
Il a invinciblement prouvé sa proposition.
Luther demeura invinciblement frappé de la force et de la simplicité de ces paroles : Ceci est mon corps, ceci est mon sang ; ce corps livré pour vous, ce sang de la nouvelle alliance, ce sang répandu pour vous et pour la rémission de vos péchés : car c’est ainsi qu’il faudrait traduire ces paroles de Notre-Seigneur, pour les rendre dans toute leur force.
Infiniment éloigné de comprendre les extrêmes, la fin des choses et leur principe sont pour lui [l’homme] invinciblement cachés dans un secret impénétrable ; également incapable de voir le néant d’où il est tiré, et l’infini où il est englouti.