Le Dʳ Esperanto s’est imposé comme premier devoir - devoir sacré, pourrions-nous dire - de ne pas toucher aux radicaux, ce que nous devons dire aussi, du reste, à leur louange, de la Pasilingua et, en général, de tous les essais récents de langue internationale, à l’exception, cependant, du Spelin de Bauer qui ne crut pas devoir observer ce précepte fondamental des langues qui est la concision, ne recherchant que cette condition superficielle : l’intelligibilité immédiatement apparente.
La seconde qualité essentielle d'un bon style, c’est la concision, c’est-à-dire l’art de renfermer une pensée dans le moins de mots possible.
homo venis – trinku vinon, par exemple, ne sont pas moins concis que homo venit - bibe vinum mais ils sont plus précis. Puis, il ne faut jamais l’oublier, dans une langue internationale, la précision et la clarté valent cent fois la concision.