– Mademoiselle m’a mise à la porte ; elle a dit que j’aille dans le préau trouver la cantinière.
On le décrit remontant du Comtat-Venaissin et faisant un « arrestadou à Saint-Didier-en-Velay ». Là, officie « la petite Marie », cabaretière et cantinière.
Il n’y aura jamais que deux cantinières par bataillon complet, et une pour les quatre compagnies de dépôt […].
Dans un coin, la cantinière dormait, la bouche ouverte, pelotonnée sur un banc devant sa petite table chargée de bouteilles vides et de verres troubles.
L’alcool fit son effet car aussitôt, Bonaventure entonna un refrain repris par les autres soldats:
« La cantinière aux beaux bras est le plaisir des jeunes soldats
Les jeunes soldats sont militaires pour embrasser la cantinière
Gauche, droit, sabre au côté ! La cantinière se laisse baiser
Et en avant et en avant la cantinière ! »