Lacan, qui sait conduire une horde, menace ceux qui seraient tentés par le départ : si vous m’abandonnez, vous deviendrez des pourceaux, leur dit-il en rappelant comment les compagnons d’Ulysse, las de suivre leur capitaine dans une pérégrination qui leur paraissait sans fin, s’étaient laissé ensorceler par Circé.
Les uns la présentent comme agréable : peregrinatio voluptuaria ; ce cas est rare : nous dirions aujourd'hui qu'il s'agit d'un voyage touristique. Plus souvent le contexte montre que la pérégrination est considérée comme pénible : labores peregrinationis, labores peregrinationis, peregrinationis incommoda ou suspiria... Généralement on est privé encore d'autre chose que des amitiés, qui sont les richesses de l'âme ; on est privé de tout, en tout cas de tout ce qui est commode : la pérégrination est une forme de pauvreté.
Paulina Barnett fit le récit de ses propres pérégrinations à travers les contrées intertropicales.
Le cheval qui est le compagnon fidèle de l’homme est aussi capable de le suivre dans toutes ses pérégrinations […] Comme son maître, il est cosmopolite […]
Je suis à Bakou, j’ai une demi-journée pour visiter Bakou, et je n’en perdrai pas une heure, puisque les hasards de mes pérégrinations m’ont conduit à Bakou.