[…] et l’espace environnant pouvait se mesurer aux sonnailles des troupeaux de chevaux et de bœufs, tantôt retentissantes et sonores, tantôt diminuées dans l’éloignement et n’arrivant plus que comme des notes perdues, enlevées dans un coup de mistral.
Dans les larges bassins, fermés par une clôture de planches, les bateaux attendaient le moment où ils s’en iraient, le long des chemins de halage, au frémissement des sonnailles suspendues au cou des chevaux.
Comme ils étaient joyeux, ces matins trempés de lumière, tout vibrants de sonnailles attachées au collier des chevaux, galopant sur la route.
La texture des sons elle-même ne ressemblait à rien. Elle n'avait pas, comme le violon, les gémissements de la voix humaine, ne bôombait pas à la manière des profonds tambours qui s'apparentent aux cloches ni ne tintait, même dans les aigus, comme les sonnailles.