[…] ; puis des délégations du faubourg, où Roumestan est adoré pour ses convictions royalistes, des députations d’ourdisseuses s’en vont par bandes dans toute la largeur du boulevard, la tête hardie sous le ruban arlésien.
Friand de la lame il s’est, sous la Restauration, aligné, une douzaine de fois, aux côtés des « brigands de la Loire » en face des gentilshommes royalistes.
Les royalistes inaugurèrent leurs triomphes dans l’Ouest par d’épouvantables tueries.
Les royalistes n'étaient pas fâchés que quelqu'un — fût-ce une enfant — se montrât, vis-à-vis des traîneurs de sabres impériaux, plus sévères que leurs rois.
Une position qui ne satisfait ni les militants du MNR ni ceux du FN, qui rassemblent des gens de « sensibilités différentes » et mélangent des catholiques traditionalistes, des anciens de l’OAS, des royalistes, des racialistes, des paganistes.
C’est pourquoi la mise en parallèle de l’émeute électorale du 29 mai 2005 et de la sédition royaliste de 2006-2007 s’impose. Il importe peu que Ségolène Royal ait préconisé le oui au fameux référendum : beaucoup de partisans du non se reconnaissaient dans sa démarche.