J’avais fait le choix d’un costume de travail approprié à la circonstance ; devant la poitrine deux sacs à sable, chacun contenant quatre grenades à manche, celles de gauche percutantes, celles de droite fusantes ; dans la poche gauche de la tunique, un pistolet suspendu par une longue courroie ; dans la poche droite du pantalon, un petit pistolet Mauser ; dans la poche gauche de la tunique, cinq grenades sphériques, dans celle du pantalon une boussole lumineuse et un sifflet à roulette ; au ceinturon un porte-mousqueton pour amorcer les grenades, un poignard, une cisaille à barbelés.
Nous prîmes notre parti et côte à côte, la main sur le porte-mousqueton de nos sacs, tâtant le terrain de nos bâtons, nous entrâmes dans l’eau jusqu'aux chevilles, jusqu’aux genoux, jusqu’au ventre.