Il regardait attentivement les chalands qui remontaient la rivière. Ils se suivaient, nombreux, ce jour-là, ayant été arrêtés par les glaces. Les uns, vides, dressaient leur masse surélevée et semblaient voler sur les eaux, pareils à des tours. Les autres, lourdement chargés de charbon ou de gueuses de fonte, s’enfonçaient si profondément que le flot rasait leur bordage.
[…] mais le reste des ballots, les lourds espars, les vergues de rechange, quelques tonnes de gueuses qui formaient le lest, furent reportés à l’arrière, pour faciliter de leur poids le dégagement de l’étrave.
…une masse de fer du poids de 2000, quelquefois de 1500, & quelquefois de 25000. Cette masse prend la forme d'un prisme triangulaire, terminé pourtant en pointe par l'un et l'autre de ses bouts, c'est ce que l'on nomme une gueuse.