L’aurore grelottante en robe rose et verte
S’avançait lentement sur la Seine déserte,
Et le sombre Paris, en se frottant les yeux,
Empoignait ses outils, vieillard laborieux.
À mes pieds, dans le chemin de ronde encore noir, passait un bruit de pas, un cliquetis de ferraille ; et à mon « Halte-là ! qui vive ? » lancé d’une voix terrible, une petite voix, timide et grelottante, montait vers moi dans le brouillard :
« Marchande de café ! »