Les nègres s’occupaient à empoisonner leurs flèches avec le suc de l’euphorbe.
Il y avait des Euphorbes d’Abyssinie, ces cierges épineux, contrefaits, pleins de bosses honteuses, suant le poison.
Une végétation épaisse de reines des prés, de chardons épineux, de grands euphorbes laiteux aux fleurs verdâtres s’épanouissait, comme si la forêt s’était hâtée de cacher les blessures que les hommes avaient taillées dans son flanc, triomphant de leur acharnement à force de sève, de fécondité inépuisable.