Parfois John était chargé d’aider aux soins des chevaux, ou bien ils portaient des bidons de lait tout chaud ou des sacs de grains en cuisine, ou sortaient les carcasses de l’abattoir et lavaient à grande eau les établis ensanglantés, mais le plus souvent ils étaient dans les champs, à planter et à biner, à retourner la terre.
Biner un champ.
Enfin il binait, il échenillait, il sarclait, il avait toujours quelque chose à faire jusqu’au déjeuner.
J’aimais ça biner les betteraves, c’était mon dada, ma vie. C’était un plaisir pour moi de démarier les betteraves. On commençait le 15 avril.
Avec un camarade et un cousin, il s’est fait engager à Ozoir-la-Ferrière, où il s’en va biner, pendant six semaines, la betterave.