La Congrégation Bénédictine Helvétique ou de Suisse, comprend neuf Monastères : c’est une des plus considérable de l’Ordre.
Sur tout autre sujet, mon père est assez laconique ; son ouverture d’esprit ne me paraît pas extraordinaire, et volontiers il passe la parole à son chancelier : mais là, sur le fait de ses parchemins, il fut étourdissant d’anecdotes, de souvenirs, de savoir héraldique ; bref, ce fut bien le vieux gentilhomme ignorant et superficiel sur toute chose, mais devenu d’une érudition bénédictine quand il s’agit de la science de sa maison.
Il me semble que la vie bénédictine n’est qu’un chant de bonheur et d’amour, sur un mode un peu lent, il est vrai, mais que cette lenteur a de charme et qu’à mes yeux elle a de prix dans un monde que la passion de la vitesse a rendu à peu près idiot !
Les bénédictins dans cette occurrence péchèrent donc par orgueil. Ils se fièrent aux nombreux domestiques du couvent qu’ils croyaient capables de repousser une attaque. […]. Ils se fièrent aussi en Dieu, les pauvres moines, et en leur bonne cause.
[…]. Mais les bénédictins avaient mal placé leur confiance. Dieu pour les éprouver sans doute, jugea à propos de les abandonner.
Il y existait de toute ancienneté une abbaye […] Elle était primitivement desservie par des bénédictins ; mais vers 1343 Philippe de Valois en fit don aux cordeliers.
Wary de Dommartin la rebâtit ; d’abord bénédictin au monastère de Saint-Epvre à Toul, puis prieur de Varangéville il céda ensuite son prieuré, moyennant redevance, à Jean de Nicolinis […]