L’enfant du Mont-Noir ne différait pas tant d’une jeune Japonaise entourée de huit millions de Kami dont on n’a même pas à connaître les noms, ou des enfants gallo-romains sur les mêmes lieux, sensibles à la puissance anonyme des bois et des sources.
Dans les temples et sanctuaires historiques de Kyoto, comme dans le moindre petit temple de quartier, on peut voir des Japonais de tous âges se recueillir, mains jointes, devant les autels, allumer un bâtonnet d’encens ou une bougie, déposer une pièce en offrande ou frapper dans leurs mains pour invoquer le kami du lieu.
En revanche, notre religion d’origine, le shintô, est très vivace. Nous honorons les kamis, esprits supérieurs et omniprésents qui peuvent être des forces naturelles comme le soleil et la lune, le typhon, mais aussi les fleuves, les rochers, les animaux sauvages…