En Pologne, chaque paysan, attaché en naissant à la glèbe du maître, cultive pour son propre compte une fraction de cette glèbe, dont il ne doit à son maître qu’une faible redevance, laquelle est un hommage lige plutôt qu’un impôt de quelque valeur.
Par rapport à l’Occident, cet attachement juridique à la glèbe se manifestait tardivement ; il s’ébauche dans les dernières années du XVIᵉ siècle pour prendre fin en 1861 avec l’affranchissement des serfs sous Alexandre II.
Par là les héritières des branches aînées mettaient les cadets mâles hors d’état de recueillir une glèbe.
Beaucoup s’en vont. Ceux qui restent se désaffectionnent de leur champ ; ils traînent leurs ennuis sur la glèbe, tourmentés par des aspirations vagues, des idées confuses d’ambitions nouvelles et de jouissances qu’ils ne connaîtront jamais.
La nature, qui parle, et que ta fierté brave, Aura-t-elle à la glèbe attaché les humains, Comme les vils troupeaux mugissants sous nos mains ?
Que de gens adorent l’argile qu’ils ont pétrie ! combien d’autres sont amoureux de la glèbe qu’ils ont remuée !