Don du sang : “aujourd’hui, on revit tous”, raconte la mère d’une receveuse
Il y a des mots identiques à ceux pour lesquels Mᵐᵉ Gagneur réclame, qui ont déjà leur féminin : receveur, receveuse, acteur, actrice. Il y en a d’autres qui, quoique non encore classés, ont en quelque sorte droit de cité : docteur, doctoresse. Mais il y en a d’autres qui seraient horribles : auteur, autrice ou auteuse ; cela déchire absolument les oreilles.
Mary Baker, originaire de Regina, a joué comme receveuse dans la All American Girls Professional Baseball League (AAGPBL) entre 1943 et 1952.
Les fonctions de receveur ne sont guère remplies que par des hommes ; quand elles le sont par une femme, on dit receveuse : receveuse des billets d’un théâtre. En parlant de la femme d’un receveur, on dit aussi, madame la receveuse, comme on doit pouvoir dire, madame la fournisseuse générale ; comme on a dit autrefois familièrement et par plaisanterie, madame la procureuse ; comme on dit encore parfaitement bien, madame la procureuse générale, madame la procureuse du roi, madame la maréchale, madame la générale, madame la préfète, madame la sous-préfète, madame la présidente, madame l’élue, etc.
Et voilà que la receveuse en personne se dérangeait, sans doute pour remettre à ses voisins un pli dissimulé sous son châle. Il fallait que ce fût sérieux.
La receveuse, Mˡˡᵉ Monod, était seule dans la confidence ; elle avait arrêté plusieurs lettres d’Anne.