La laïcité est engagée dans une lutte âpre et décisive contre le cléricalisme. L’État se bat contre l’Église.
Le terme d’islamophobie remplit plusieurs fonctions: nier pour mieux la légitimer la réalité d’une offensive intégriste en Europe, attaquer la laïcité en l’assimilant à un nouveau fondamentalisme.
Nous sommes en chemin vers une affirmation paradoxale : plus je suis croyant, moins je devrais le montrer. La laïcité est anticléricale et non antireligieuse, comme l’actera la loi de décembre 1905.
À coup sûr, l’essence de la laïcité, mis à part la séparation de la religion et de l’État, est l’acceptation de la proposition selon laquelle il n’y a pas de finalité des formes, pas de possession exclusive de la vérité absolue et indivisible.
D’un point de vue philosophique, la laïcité est une construction intellectuelle tendant à empêcher l’emprise de toute confession sur la société, ce qui a pour conséquence de proscrire l’imposition d’une religion civile par le politique tout en renvoyant les affaires spirituelles à la sphère privée.
Leur conception de la laïcité tend à exclure les religions de la sphère publique et, en particulier, de l’espace scolaire, y compris par la suppression de la culture religieuse, en affirmant que l’approche culturelle du religieux, proposant des connaissances sur les religions, relève essentiellement d’une démarche confessionnelle.