— Eh ! Tiennon, viens donc « tuer le ver »…
« Tuer le ver », c’était boire une goutte d’eau-de-vie.
[…] ; le petit verre de vin blanc ingéré le matin à jeun pour tuer le ver finit par tuer le buveur de gastrite alcoolique ou de cirrhose hépatique ou bien par déterminer une diminution de la nutrition favorable à l'envahissement de l’organisme par la tuberculose.
On peut voir à la terrasse des petits cafés des gens qui prennent l’apéro en famille pour tuer le dimanche comme l’homme à la bêche prend un coup de blanc le matin pour « tuer le ver » avant de retrousser ses manches, se cracher dans les mains avant d'empoigner son outil […].