C’est à ce moment que cet écrivain polonais au nom imprononçable démolissait la scène la mieux préparée de l’histoire du désir […]
Je vous prie de ne plus utiliser ce mot imprononçable à l’avenir.
Pour Mandelstam, le russe exilé de l’intérieur, pour Jabès, pour Celan, il ne saurait s’agir de célébrer le mystère ineffable de l’amour par les vertus du verbe ; leur vraie raison d’écrire, ce fut d’articuler les mots pour dire sans rien en dire l’innommable de l’horreur, de prononcer le dit imprononçable en retrouvant une parole intérieure au langage.