Le tocsin sonnait aux églises; les bourgeois sortaient armés, et se battaient bravement contre les Savoyards.
— Eh ! dit-il de sa voix nette, j’entends le tocsin.
Tous se penchèrent sur le parapet, retenant leur souffle. Et, légers, avec des puretés de cristal, les tintements éloignés d’une cloche montèrent de la plaine. Ces messieurs ne purent nier. C’était bien le tocsin.
Le dernier article que j’écrivis pour la France, le 2 août, était intitulé Le Tocsin. C’est par ce son d’alarme que nous avions appris, la veille, vers cinq heures, la mobilisation générale.
Sur la place Louis XV, le prince de Lambesc, à la tête de Royal-Allemand, refoule le peuple dans le jardin des Tuileries et blesse un vieillard : soudain le tocsin sonne.
La peur est suspendue au-dessus du monde, les voiles du soir se font plus lourds, la lugubre cadence ne cesse pas: c’est le tocsin.