Testament insignifiant, dernier radotage d’un grand art décrépit qui retombe en enfance avant de mourir.
Des cloches sonnèrent à la fois, dans tous les replis du sol. Les unes grêles, au son fêlé, répétant les mêmes notes de leurs voix chevrotantes, semblaient le radotage de vieux tombés en enfance ; d’autres, cuivrées, jetaient dans le vide un ouragan sonore qui balayait le plateau lorrain.
Pendant des années, Ulrich avait aimé la privation spirituelle. Il haïssait les hommes incapables, selon le mot de Nietzsche, « de souffrir la faim de l’âme par amour de la vérité » ; ceux qui ne vont pas jusqu’au bout, les timides, les douillets, ceux qui consolent leur âme avec des radotages sur l’âme et la nourrissent, sous prétexte que l’intelligence lui donne des pierres au lieu de pain, de sentiments religieux, philosophiques ou fictifs qui ressemblent à des petits pains trempés dans du lait.
Mais non, Mérédic Daudeau, n'a pas souffert de radotage impénitent. Redis-nous sa belle phrase, pépé !