J’aime écrire et lire dans les cuisines. C’est pour moi le lieu essentiel, simple et sans façon, loin de toute raideur protocolaire.
Il déclare son décès, comme s’il parle de la météo. Tout ceci est bien trop formel, trop protocolaire pour moi.
« Votre pouls est bon. »
Je suis déçue, presque blessée d’avoir cru à un vrai geste, à la bonté au bout des doigts. Mais il a d’autres patients à aller voir, il quitte la pièce, me laisse, affaiblie par la sécheresse protocolaire, sur mon lit.