Il lui restait des faibles puérils, tels que de plonger la main à la dérobée dans le bocal plein du sucre qui servait à adoucir les juleps.
Pour avoir longuement fréquenté les milieux ecclésiastiques, il pouvait affirmer qu’il n’y avait jamais croisé d’aussi singulières figures : ce bellâtre d’apothicaire, toujours élégant avec trois guenilles sur le dos et qui avait le toupet de prétendre guérir avec ses juleps.
À ton âge, je buvais un julep le dimanche matin et deux ou trois malheureux cocktails en semaine. Mon père me giflait, non pas à cause du julep qu’il me préparait lui-même (en écrasant la menthe d’abord, bien entendu, il faut être fou pour faire autrement), il me giflait quand je sentais le gin.