Beaucoup de grammairiens ont agité la question de savoir si, dans la déclinaison des mots, il faut suivre la dissimilitude ou la similitude, c'est-à-dire, en d'autres termes, l'anomalie ou l'analogie.
Depuis Ronsard et Joachim du Bellay les meilleurs esprits trouvent l’orthographe française trop surchargée, sentent le besoin de la simplifier. Voici pourquoi. C’est qu’elle était très simple au XVᵉ siècle, et que les grammairiens du XVIᵉ siècle, par affectation scientifique, par pédantisme, l’avaient grièvement compliquée.
Il [Émile Faguet] fait des plaisanteries de grammairien, innocentes et peu compréhensibles, et il est impossible de savoir, pendant qu’il parle, à quoi il pense. Combien je donnerais pour le confesser, s’il se confesse !
Est-ce Athénée, un grammairien, qui pouvait se préoccuper de la façon dont nos pères comprenaient la musique ?
Hilperik avait pris quelques uns des goûts de la civilisation romaine. Il […] avait la prétention d’être grammairien, théologien et poète. Ses vers latins, où les règles du mètre et de la prosodie étaient rarement observées, trouvaient des admirateurs parmi les nobles gaulois qui applaudissaient en tremblant.
Alors seulement, des lettrés (du grec) composent des textes latins destinés à être conservés et pas seulement performés ; au moment où Rome se dote d’un corpus de textes latins dignes de mémorisation et d’étude, elle se dote aussi de grammairiens qui normalisent la langue et l’étudient, et d’ étymologistes qui « inventent » une histoire très ancienne de la langue.