Une sorte d’aboiement, aigu et bref, mais trois fois répété, me fit tressaillir.
« C’est un chasseur ?
– Non, dit Lili. C’est le renard. Quand il fait ça, c’est qu’il rabat quelque bête vers sa femelle : alors il l’avertit… »
La petite voix sauvage cria de nouveau trois fois, et je pensais à mon livre d’histoire naturelle : l’éléphant barrit, le cerf brame, le renard glapit.
Alors, parce qu’il était nommé, ce cri perdit sa puissance nocturne : ce renard glapissait, rien de plus. J’avais porté son verbe cent fois dans mon cartable : je fus tout à fait rassuré.
Une chouette glapit.
— Les jeux sont faits ? glapit M. Philippe, rien ne va plus !...
Et il poussa le ressort qui mettait la bille en mouvement.
Quand je me réveillai, il faisait grand jour… Les omnibus, de nouveau, roulaient dans la rue ; les marchands ambulants glapissaient leurs ritournelles matinales ; contre ma porte, dans le couloir où des gens marchaient, j’entendais le grattement d’un balai.
J’ai eu l’imprudence de lui faire remarquer qu’il s’agissait dune maison très fermée. « Très fermée ? a-t-il glapi, une maison où vous êtes reçue ! »