C’est une large dépression herbeuse, avec une mare et un groupe de figuiers au centre.
Par cette matinée d’automne, on n’entend qu’un bruissement mélancolique, les amandiers et les figuiers laissent tomber leurs feuilles à cette même place où, sur les porphyres et les brèches d’Afrique, s’épandaient les pluies parfumées.
Et pourtant les figuiers s’obstinent à pousser spontanément parmi les gravats et je me gorge, sans rien payer, de leurs fruits cramoisis.
Le figuier est un bois très particulier : outre une certaine toxicité quand on joue un peu trop avec la sève, il y a de la rétractation dans l’air, rapidement les bûches se retrouvent couvertes de gerçures profondes qui rendent le bois juste bon pour le chauffage !