Elle alla chercher dans l’armoire une bouteille de curaçao, atteignit deux petits verres, emplit l’un jusqu’au bord, versa à peine dans l’autre, et après avoir trinqué, le porta à sa bouche.
Mistingue, lui versant un plein verre de curaçao.– Avale-moi ça… c’est un velours.
Lenglumé, vidant le verre d’un trait.– Mais c’est du curaçao !
Mistingue.– De Hollande !
Lenglumé.– C’est doux… ah ! ça fait du bien !
Mistingue.– Ça donne du ton.
Un beau jour, je trouvai la champagne trop fine et le curaçao trop sec. Il était bien temps. La liquidation fut désastreuse.
Il faut voir cela par une belle matinée d’hiver ou d’été, sous le ciel rose en été et « curaçao » en temps de frimas, qui est celui des Pays-Bas, ou encore au crépuscule d’été, dans le déliement d’une journée chaude.