Pontagnac, entre ses dents, en regardant Vatelin. — Ah ! nature de cornard, va !
Dans la nuit immaculée de la campagne, je l’entends qui hurle : « Tas de cornards ! Tas de cornards ! Tas de putains ! », dans un paroxysme de colère, une intensité de rage qui devrait l’épuiser.
Mais que je te module le pedigree de la gentille. Quand elle avait douze ans, sa maman, une Argentine volage, a joué cassos avec un beau ténébreux, en engourdissant un rude pacsif de dollars à son cornard.
Pas sûr, pourtant, que ces déçus poussent haut la complainte du cornard. Comme s’en amusait Chirac, célèbre cocufieur, « les cocus n’osent jamais chanter trop fort leur infortune »…
Non, rien quelconques.
Mais voici qu'il esconviendra :
si tu parles, on te prendra
coup à coup aux positions 1160
et en tels cas confessions
sont si très préjudiciables,
et nuisent tant que ce sont diables.
Pour ce voici qui y fera :
ja tôt quand on t'appellera 1165
pour comparoir en jugement,
tu ne répondras nullement
fors "bée" pour rien que l'on te die,
et s'il advient qu'on te maudie
en disant : "Hé, cornard puant, 1170
Dieu vous mette en mal an, truand !
Vous moquez-vous de la justice ?",
Dis "bée". "Ha", ferai-je, "il est nice(147) ;
il cuide parler à ses bêtes."
s'ils devaient rompre leurs têtes, 1175
qu'autre mot n'isse de ta bouche,
garde t'en bien. — (Ou encore à rapprocher de "corniaud" dans La Farce de Maître Pathelin (15e siècle))